Tableau II : Le dépouillement
(acrylique et feuille d’or - 120x40)


Ce tableau marque un moment charnière du chemin intérieur : celui du dépouillement consenti. La lavandière, vue de dos, entre dans l’eau comme on franchit un seuil de vérité. Le geste est simple, ancestral, mais il engage tout l’être. Le corps n’est pas montré pour être regardé, mais pour signifier l’abandon volontaire des rôles, des attentes et des récits.
L’eau devient un espace d’accueil silencieux. Elle ne purifie pas par la force : elle reçoit ce qui peut enfin être déposé. Le décor minéral, resserré, encadre la scène comme un passage initiatique. Les gorges ne se traversent pas, elles invitent à l’arrêt, à l’écoute. Une verticalité discrète suggère un axe intérieur, une présence plus grande que soi, sans être nommée.
La bassine laissée sur la berge rappelle le quotidien et le monde d’avant. Elle demeure, mais n’est plus centrale. L’œuvre parle de lenteur, de nudité symbolique et de courage calme. Une beauté qui ne s’impose pas, mais qui advient.
Un moment de dépouillement et de vérité face à soi-même.
L’eau accueille ce qui peut être abandonné dans le silence.
La transformation commence par l’arrêt et l’écoute profonde.
Prix : 5 000 €
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